Accord collectif sur les modalités d’ouverture de la clause de cessions aux pigistes : pour la CFDT, le compte n’y est pas

Malgré des avancées de la direction pour améliorer les conditions d’éligibilité des pigistes à la clause de cession, après le rachat de Prisma Média par le groupe Vivendi, le compte n’y est pas.

La CFDT pointe les désaccords suivants qui l’ont amené à ne pas signer l’accord proposé le 24 février dernier.

. Le délai maximum de 18 mois pour exercer sa clause de cession, alors que la CFDT proposait 24 mois.

. Le calcul du salaire de référence, base du calcul des indemnités, sur les 12 ou 24 derniers mois. La CFDT souhaitait allonger cette durée à 36 mois, pour diluer l’année quasi-blanche de 2020, qui a vu le volume et le montant des piges plonger.

. Le recalcul de l’ancienneté du pigiste, qui aurait interrompu sa collaboration avec un titre du Prisma Média plus de 12 mois de suite. Cette ancienneté repartant à zéro à la date de reprise d’activité, et gommant de fait toutes les années antérieures. La CFDT proposait de considérer une interruption de 24 mois en continu. Elle a abaissé de seuil à 18 mois, puis à 16 mois assorti d’une ancienneté de 10 ans. En vain !

Les concessions effectuées par la CFDT (sur le nombre de bulletins de salaire ou le montant annuel de rémunération exigés) et ses autres propositions n’ont pas reçu d’écho à la hauteur espérée sur des points qu’elle juge majeurs.